Avril - les critères du diagnostic de l’autisme
« Il n’y a pas ‘‘un autiste’’, ‘‘un schizophrène’’ ou ‘‘un dépressif’’, mais un être humain dont la vie est bouleversée par l’autisme, la schizophrénie ou la dépression. L’objectif ultime de toute démarche diagnostique n’est pas de stigmatiser un individu par une étiquette, mais de reconnaître en lui la présence d’une maladie ou d’un trouble qui guidera notre approche thérapeutique et nos efforts de prévention ». Ces propos humanistes émanent de Karen Toth et Bryan H. King, deux auteurs répondant aux commentaires d’un confrère dans la rubrique des Lettres à l’éditeur de l’American Journal of Psychiatry, à propos d’un article antérieur sur le syndrome d’Asperger (affectant ceux qu’on appelle parfois « autistes de haut niveau »).
Conception incluant plusieurs critères spécifiques, comme l’efficience intellectuelle et le développement du langage. Et un diagnostic ne doit jamais être figé ad vitam : catalogué « autiste » à une époque, un enfant peut montrer des signes d’amélioration remarquable au fil des ans, pouvant alors lui permettre de changer de catégorie nosographique pour traduire cette évolution. À propos de ces difficultés à différencier l’autisme des autres troubles envahissants du développement, il faut rappeler que, dans le sillage du « plan autisme » (2005-2006)[1], se développent désormais en France des centres de ressources sur l’autisme (un par région) permettant de préciser ce diagnostic.
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/autisme2005/autisme2005.pdf
Dr Alain Cohen
Hoffman L : Asperger’s syndrome and autistic disorder : clearly differentiating the diagnostic criteria. Am J Psychiatry 2009 ; 166-2 : 235.
Karen Toth & Bryan H. King : Drs Toth & King Reply. Am J Psychiatry 2009 ; 166-2 : 235-236.
